Remarque péalable sur le sabbat :
Lorsque Dieu a créé les cieux et la terre, il a tout réalisé en 6 jours, et le 7ème, il se reposa. « Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu’il fit ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu’il fit. Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ; car en ce jour il se reposa de toute son œuvre que Dieu créa en la faisant » (Genèse 2 v.2-3) (p.4).
Ce repos a été de courte durée, car le péché de l'homme est venu perturber ce repos (Voir Genèse 3 - p5)
Dans la loi, donnée de Dieu par Moïse, Dieu a promis au peuple d'Israël, le repos (qui ne se réalisera que lorsque Christ règnera [voir Apocalypse 20 p1272]), à condition qu'Isarël observe scrupuleusement la loi. Cette loi exigeait notamment de respecter le sabbat (voir Lévitique 23 v.38 p137) ! La loi a été violé, et le repos n'a pas été donné à Israël , qui a même rejeté leur Roi, le Messie ! Le sabbat perdait tout son sens. C'est dans ce cadre que se déroule la scène décrite dans notre chapitre.
Après avoir offert le vrai repos de l'âme (1*), le Seigneur Jésus fait comprendre que le repos légal du sabbat n'a plus sa raison d'être. Sur cette question du sabbat, les Pharisiens cherchent à prendre en défaut successivement les disciples (v.2), puis le Maître lui-même (v.10). Mais Lui se sert de cette occasion pour leur expliquer, en leur citant pour la seconde fois le verset : « Je veux miséricorde et non pas sacrifice » (v.7), citation d'Osée 6 v.6 (2*), que tout le système basé sur la loi et les sacrifices était mis de côté par sa venue en grâce. À quoi servait l'observation du quatrième commandement de la loi quand tous les autres étaient transgressés ? La miséricorde, elle aussi, réclamait ses droits. Et quelle prétention d'imposer le respect du sabbat à Celui qui l'avait institué ! En fait, tant que le péché régnait, personne ne pouvait se reposer. Ni l'homme, chargé de ce fardeau ; ni Dieu : le Père avec le Fils, travaillant à ôter le mal en même temps que ses conséquences (3*). Aussi, sans se laisser arrêter par les conseils des méchants, le Serviteur parfait poursuit son œuvre. Il l'accomplit dans l'esprit d'humilité, de grâce, de douceur qui, selon Ésaïe 42 v.1 à 4 (4*) devait permettre de le reconnaître, et qui a toujours un si grand prix pour le cœur de Dieu (5*).
- « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes » (Matthieu 11 v.28-29) (p.985).
- « J’ai aimé la bonté, et non le sacrifice » (Osée 6 v.6) (p.920).
Voir aussi Matthieu 9 v.13 : « Je veux miséricorde et non pas sacrifice » p981
Et aussi: « Avec quoi m’approcherai-je de l’Éternel, m’inclinerai-je devant le Dieu d’en haut ? M’approcherai-je de lui avec des holocaustes, avec des veaux âgés d’un an ? L’Éternel prendra-t-il plaisir à des milliers de béliers, à des myriades de torrents d’huile ? Donnerai-je mon premier-né pour ma transgression, le fruit de mon ventre pour le péché de mon âme ? Il t’a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu’est-ce que l’Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ? » (Michée 6 v.6-8) (p.944).
- « Et à cause de cela les Juifs persécutaient Jésus et cherchaient à le faire mourir, parce qu’il avait fait ces choses en un jour de sabbat. Mais Jésus leur répondit : Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille. » (Jean 5 v.16-17) (p.1078).
- « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme trouve son plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui ; il fera valoir le jugement à l’égard des nations. Il ne criera pas, et il n’élèvera pas sa voix, et il ne la fera pas entendre dans la rue. Il ne brisera pas le roseau froissé, et n’éteindra pas le lin qui brûle à peine. Il fera valoir le jugement en faveur de la vérité. Il ne se lassera pas, et il ne se hâtera pas, jusqu’à ce qu’il ait établi le juste jugement sur la terre ; et les îles s’attendront à sa loi. » (Ésaïe 42 v.1-4) (p.747).
- « L’homme caché du cœur, dans l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu » (1 Pierre 3 v.4)) (p.1242).